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CONNAIS-TU VRAIMENT JÉSUS ?

Tu es chrétien depuis de nombreuses années ou, au contraire, peut-être que tu viens à peine de découvrir ce Jésus dont tout le monde parle.

Que l’on soit chrétien depuis longtemps ou depuis peu, nous devons tous nous demander si nous connaissons “vraiment” Jésus.



On pourrait répondre rapidement à la question, par "oui, bien sûr". Mais lorsque nous sommes dans l’épreuve, dans une épreuve qui dure, une épreuve qui nous touche sur ce qui est le plus douloureux

chez nous, ce Jésus est-il toujours aussi vivant? Sentons-nous sa présence ? Continuons-nous à garder cette intimité avec lui ou avons-nous tendance à nous apitoyer et nous plaindre?



Je voudrais m’attarder sur un détail de l’épisode du miracle de la multiplication des pains par Jésus. Un détail que seul Jean relate dans son Évangile.


Je vous place le contexte : Jésus passe sur l’autre rive du lac de Tibériade pour se reposer avec ses disciples, puis une foule immense le devance et l’attend sur place. Pris de pitié, il les guérit et les enseigne longuement. Si longuement qu’il commence à se faire tard. Les disciples s’inquiètent car les villages ne sont pas à côté et proposent à

Jésus de dire aux gens de rentrer chez eux pour s’acheter à manger.



C’est à ce moment-là que Jésus va poser une question surprenante à Philippe, une question relatée seulement dans l’Évangile de Jean. Dans les autres Évangiles, on lit les paroles de Jésus disant aux disciples : “Ils n’ont pas besoin d’y aller, donnez-leur vous-mêmes à manger.”

Mais dans l’Évangile de Jean, on voit Jésus s’adresser personnellement à Philippe et lui demander : “Où pourrions-nous acheter assez de pains pour nourrir autant de monde ?” (Jean 6:5). La phrase n’est pas la même : il ne dit pas ce qu’il va faire, il demande comme s’il ne savait pas ce qu’il allait faire.


On peut imaginer ce qui se passe dans la tête de Philippe à ce moment-là. La première question est certainement celle du coût financier. Il dit à Jésus : “Mais pour donner ne serait-ce qu’un tout petit morceau de pain à chacun, il faudrait au moins 200 pièces d’argent.” Une pièce d’argent, c’est un denier. Et un denier, c’est une journée de travail.

Si on le transpose aujourd’hui sur une journée de 7 heures payée au SMIC horaire net, un denier serait égal à 64,54 euros. Cela signifie qu’il aurait fallu

au moins 12 908 euros pour donner un petit morceau de pain à chacun. Il est peu probable que les disciples disposaient de cette somme sur eux.


Et puis, il y a des questions de logistique. Où acheter tant de nourriture ? Comment la transporter ? Il est dit que l’endroit était désert et qu’il fallait se rendre dans des hameaux ou villages voisins. Le temps de l’aller-retour, il aurait été vraiment tard. Le nombre de personnes était faramineux. Avez-vous déjà organisé un repas pour 50 personnes, peut-être pour un événement ? C’est du travail !

Pour 100 personnes, 300, allez, 1000 personnes ? Là, on parle de 5000 hommes sans compter les femmes et les enfants, ce qui devait représenter au moins 10 000 personnes au total.


Et Jésus demande tout naturellement à Philippe : “Où pourrions-nous acheter assez de pains pour tout le monde ?”


Jésus sait très bien ce qu’il va faire, il ne pose la question que pour voir ce que Philippe va répondre.

L’expression que l’on retrouve au verset 6 “ce qu’il allait répondre” peut se traduire littéralement par : “pour le tester”. Que voulait tester Jésus chez Philippe ?


Qui était Philippe ? Il était l’un des douze choisis par Jésus. Il venait de Bethsaïda et était un disciple

de Jean-Baptiste. Quand Jésus lui dit “Suis-moi”, il le suit tout de suite et part même chercher

Nathanaël en lui disant : “Nous avons trouvé le Messie.” Jésus voulait que Philippe comprenne vraiment qui il était. Alors, il le teste, l’invite à réfléchir sur ce qui va se passer après, pour qu’il prenne conscience, en voyant le miracle qui va se produire, de qui il a affaire.


Nous ne devons pas juste connaître Jésus parce que nous lisons la Bible ou allons à l’église. Nous devons connaître Jésus intimement, d’une manière toute personnelle. Nous devons vivre des expériences avec lui. C’est ce que Philippe est en train de vivre : une expérience personnelle avec Jésus. Mais cela ne suffit pas encore, il doit approfondir sa recherche.


Plus tard, Philippe posera la question à Jésus après le repas du Seigneur.

Il lui demandera : “Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit.” Et Jésus lui répondra : “Après tout le temps que j’ai passé avec toi, tu ne me connais pas encore, Philippe ?” (Jean 14:5-6).


Depuis combien de temps connais-tu Jésus ? Depuis de nombreuses années ? Mais connais-tu vraiment Jésus ? As-tu une intimité avec lui ? Continues-tu encore à en apprendre davantage sur sa personne avec le même intérêt ?

À la fin de son Évangile, Jean écrit : “Jésus a accompli bien d’autres choses. Si on voulait les raconter une à une, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir tous les livres qu’il faudrait écrire.”

Connaître Jésus d’une manière personnelle et vivante nous permettra de ne plus craindre devant les épreuves. Même si la situation nous semble aussi immense que cette foule, soyons certains que Jésus a déjà la solution. Rien ne lui est impossible. Jésus dit : “Quoi que vous demandiez en mon nom, je le réaliserai pour que la gloire du Père soit manifestée par le Fils. Je le répète : si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai” (Jean 14:12-13).


La puissance de Jésus est inimaginable, elle dépasse l’entendement humain. Il peut tout!


Mais ce que nous devons développer avant tout dans notre vie, ce n’est pas l’attente des miracles de Jésus car ils sont là pour la gloire du Père, nous devons développer notre foi.


Car si toutes nos prières tournent autour de requêtes, de demandes, nous ne connaîtrons pas pleinement Jésus. Ce que nous devons attendre avant tout, c’est que Jésus se révèle davantage à nous. En découvrant Jésus comme Philippe l’a fait, nous verrons le Père. “Celui qui m’a vu, a vu le Père” (Jean 14:9).

Que nos prières, nos lectures, notre vie soient axées sur la révélation de Dieu. Nous n’aurons jamais assez d’années de conversion pour comprendre pleinement la gloire de Dieu. Nous ne lirons jamais assez de livres ou ne regarderons jamais assez de vidéos YouTube pour découvrir qui il est.

Nous ne lirons jamais assez la Bible pour en être lassés, car à chaque fois que nous prendrons le temps de chercher la face de Dieu dans sa Parole, il nous révélera de nouvelles pépites !


Eglise La Nouvelle Arche

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