LA VIE APRÈS LA VIE




Le titre que j'ai donné à cet article est : la vie après la vie. Je fais exprès de dire la vie après la vie et pas la vie après la mort. Parce qu’en fait Jésus-Christ a dit que si une personne croit en lui, cette personne ne mourra jamais, même si elle meurt (Jean 11.26) . Je vais vous lire une parabole, c'est une histoire symbolique dans laquelle Jésus-Christ nous donne un coup d'œil sur l'éternité.

Luc Chapitre 16 à partir du verset 19 :

"Il y avait un homme riche, toujours vêtu d’habits coûteux et raffinés. Sa vie n’était chaque jour que festins et plaisirs. Un pauvre, nommé Lazare, se tenait couché devant le portail de sa villa, le corps couvert de plaies purulentes. Il aurait bien voulu calmer sa faim avec les miettes qui tombaient de la table du riche. Les chiens mêmes venaient lécher ses plaies. Le pauvre mourut, et les anges l’emportèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut à son tour, et on l’enterra. Du séjour des morts, où il souffrait cruellement, il leva les yeux et aperçut, très loin, Abraham, et Lazare à côté de lui. Alors il s’écria : « Abraham, mon père, aie pitié de moi ! Envoie donc Lazare, qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue, car je souffre horriblement dans ces flammes. » Mais Abraham lui répondit : « Mon fils, souviens-toi de combien de bonnes choses tu as joui pendant ta vie, tandis que Lazare n’a connu que des malheurs. A présent, ici, c’est lui qui est consolé, tandis que toi, tu es dans les tourments. De plus, il y a maintenant un immense abîme entre nous et vous et, même si on le voulait, on ne pourrait ni le franchir pour aller d’ici vers vous, ni le traverser pour venir de chez vous ici. » « Dans ce cas, dit alors le riche, je t’en conjure, père, envoie au moins Lazare dans la maison de mon père, car j’ai cinq frères ; qu’il les avertisse pour qu’ils n’aboutissent pas, eux aussi, dans ce lieu de tourments.» « Tes frères ont les écrits de Moïse et des prophètes, lui répondit Abraham ; qu’ils les écoutent ! » « Non, père Abraham, reprit l’autre. Mais si quelqu’un revient du séjour des morts et va les trouver, ils changeront. » Mais Abraham répliqua : « S’ils n’écoutent ni Moïse ni les prophètes, ils ne se laisseront pas davantage convaincre par un mort revenant à la vie!»


Cette histoire n'a pas pour but de comparer les riches et les pauvres, mais plutôt de comparer la vie sur la terre avec l’Éternité.


Jésus-Christ prend comme exemple des cas extrêmes.

D'abord, vous prenez un riche, mais alors, le plus riche que vous puissiez imaginer :

Il a une villa clôturée avec portail ; chaque vêtement qu’il porte sur lui coûte une fortune et il en a plein ses armoires.

Et les festins dans sa maison… pas une réception de temps en temps, comme chez la plupart des riches.

Mais chez lui, c'est tous les jours : tous les jours : une fête, tous les jours : les plaisirs.

Il n'est pas dit qu'il était meurtrier, ni même simplement un voleur ou encore adultère.

Il était juste égoïste : dans sa fête continue, il ne pense qu’à lui : que sa vie soit gaie !

Il ne pensait pas au pauvre et il ne pensait pas non plus à Dieu, parce que s'il avait pensé à Dieu, il aurait fini aussi par penser au pauvre.

Maintenant prenez un pauvre : on a du mal à imaginer une existence plus misérable et plus humiliée que celle de Lazare.

Il vit devant le portail du riche : lui n’a pas de maison, même pas une cabane ou ne serait-ce qu'un toit.

Il n’a pas de famille ; il est seul, sans personne qui s’inquiète de lui.

Il est aussi affamé : au point qu’il a très envie de manger ce qui tombe de la table du riche !

Les miettes que le riche laisse tomber sans y penser, les morceaux de viande qu'il jette à la poubelle.

Lazare y pense lui, et il aimerait bien les manger…

Mais Lazare est oublié ; au fait, il n’a même pas de pansement, de bandes sur ses plaies

Il vit couché parce qu’il ne peut plus se lever : Lazare est grabataire.

Et il vit dans la rue, avec les chiens mais n'imaginons pas les gentils toutous de nos maisons, mais plutôt les chiens errants à demi sauvages…

Sa vie n’est que souffrance : la description de Lazare me fait penser à ce titre de Victor Hugo : Les Misérables.


Si vous êtes avec Dieu, ce que vous vivez sur la terre est le pire et le meilleur est devant vous !


Par contre si vous ne vivez que pour vous, vous avez votre meilleur temps aujourd'hui, bon ou mauvais mais demain sera noir.

Et quand l’heure sera venue, vous direz " Déjà ? La terre est finie pour moi !"

Les choses de la terre ne reviendront plus jamais et les choses nouvelles ne feront que commencer.



Lazare est porté par les anges auprès d’Abraham

C'est une parabole que Jésus Christ raconte ici : donc, là, on est dans le symbole.

Abraham est le père des croyants, et si Lazare est avec lui, c’est tout simplement qu’il est au paradis.

Le riche, lui, a droit à un enterrement première classe : vu d'en bas, on a l'impression qu'il est encore supérieur à Lazare.

Mais en fait, quand on porte son corps en terre, lui, il n’est déjà plus là.

Car le corps n’est que l’enveloppe : la vraie personne, c’est l’âme, et son âme, elle, est déjà partie en son lieu.

Le riche n'avait pas pensé à l'avenir mais l’avenir a fini par le rattraper.

Si nous ne pensons pas à Dieu, nous vivons comme si la terre devait durer toujours, mais elle ne durera pas toujours.


Jésus-Christ a dit : À quoi ça servirait à un homme de gagner le monde entier s'il perdait son âme ?


Pour Lazare, l’espérance, l’idéal, ce n’était pas la terre, mais la vie après la vie, la vie après cette vie.

Le nom Lazare signifie "Dieu est mon aide", ainsi il est l’image des vrais croyants : leur espérance est en Dieu !

Même s’ils ne sont pas aussi pauvres que lui, même s’ils ont un toit, une famille, pour eux l’essentiel est ailleurs.

Leur trésor n’est pas sur la terre, leur trésor est éternel : c’est le pardon des péchés, c’est le salut !


Un jour, voyez-vous, le futur deviendra le présent et il sera éternel, c'est-à-dire qu'il ne changera plus.

Jamais !

Maintenant, Lazare est couché contre la poitrine d’Abraham : c'est une place d'honneur pour l'ancien misérable.

C’est l’image du festin dans le ciel parce qu’à l'époque on mangeait couché à la romaine.

Quel renversement ! Maintenant, le festin est pour lui !

Lazare n’a plus de plaie sur son corps ; il est tout beau!

On l'imagine qui sourit ; il est heureux, et maintenant il le restera toujours !

Le maître-mot, c’est qu’il est maintenant consolé.


La Bible dit : "Dieu essuiera toutes larmes de nos yeux"

Mon ami, si Dieu est votre aide, si Jésus-Christ est votre sauveur, Lazare, c'est vous !

Dans un peu de temps, c’est votre visage qui sera là au paradis !

Quand vous entrerez dans la gloire, vous direz : "Déjà ? Les souffrances de la terre n’ont duré que si peu de temps !"


Paul : Christ est ma vie et si je dois mourir, j’y gagne !

Aussi : J’estime que les souffrances de la vie présente ne peuvent même pas être comparées à la gloire à venir.

L'ancien riche, lui me fait trop de peine.

Il ne demande pas qu’on vienne le désaltérer ou même qu’on lui apporte ne serait-ce qu’un verre d’eau.

Il n’ose pas le demander parce qu’il sait qu’il n’a plus droit d'être désaltéré…

Alors, il demande seulement que Lazare trempe le bout de son doigt dans l'eau et vienne lui rafraîchir la langue.

C’est pas grand chose : vous imaginez l'aller-retour de Lazare : Le doigt serait à peine un peu humide à l’arrivée il n’en resterait même pas une goutte…

Mais la réponse est "Non !" :

Rien ne pourra ne serait-ce qu'adoucir un tout petit peu les tourments de cet homme ! Que dire ?...

Abraham représente la voix de la vérité :

"Non ! Lazare ne peut pas aller vers toi et aucun de ceux qui sont avec toi ne pourra jamais revenir vers nous"

Il y a entre les deux destinées, un abîme infranchissable : on ne peut pas passer de l’un à l’autre.


Aussi, ne croyez pas tout ce que les gens disent : il n’y a pas de purgatoire !


Jésus-Christ n’en a jamais parlé ! En fait, il a dit exactement le contraire :

Le riche voit Lazare de loin, et entre les deux, il n’y a rien d’autre qu’un très grand trou infranchissable.

Ne dites pas que c’est une mauvaise nouvelle" ! Au contraire, c'est une Bonne Nouvelle parce que les souffrances de Jésus-Christ à la croix suffisent à nous sauver sans purgatoire.